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Actualité

Bilan des élus

5 ans de luttes au conseil régional

Un bref retour sur le mandat mené par les élus du groupe Front de Gauche, Communistes et Unitaires au Conseil Régional par nos élus, et sur l’intérêt de pouvoir agir en faveur du progrès social et humain dans une institution comme le conseil régional
Dans un contexte national marqué par la remise en cause de tous les acquis sociaux, et par les renoncements des sociaux libéraux, notre groupe fait le choix depuis 2004, et de nouveau en 2010, de permettre qu’une majorité de gauche soit élue à la tête de la région Nord Pas-de-Calais face à la droite, mais de ne pas rejoindre l’exécutif. Ce choix a été principalement motivé par le refus de participer à la mise en œuvre du désengagement de l’état au détriment des régions décidée par les gouvernements successifs, au nom de l’austérité imposée par la commission européenne. Nous avons appelé à un large front commun de résistance face à la diminution des moyens des politiques territoriale. Force est de constater que nos appels tout au long du mandat en direction de l’exécutif PS-Verts n’ont pas été entendus à ce niveau. Alors que le terme de « région bouclier » est régulièrement avancé par la présidence de région, celle-ci s’est largement limitée à un accompagnement des politiques gouvernementales. {{{Un engagement résolu contre les choix d’austérité}}} Face à la diminution des dotations d’Etat à la région, qui connait pourtant une situation économique et sociale dramatique, et aux choix d’austérité qui ont entraîné en Nord Pas de Calais la baisse mécanique des subventions à la vie associative, aux projets culturels, aux petites communes, nous nous sommes systématiquement abstenus sur le vote des budgets régionaux Réduire la dépense publique est très dangereux. Les collectivités locales pèsent 75% de l’investissement public, et ont donc un impact important sur la création d’emploi. La région c’est aussi 8600 agents territoriaux en Nord Pas de Calais et en Picardie qui font vivre le service public au quotidien, qui servent les repas dans les lycées de la région, qui accompagnent les associations, qui permettent de verser les bourses de soutien aux jeunes en apprentissage... Nous ne hurlons pas avec les loups comme Xavier Bertrand, Marine Le Pen, ou même Emmanuel Macron qui veulent fragiliser les missions du service public en tapant sur les agents territoriaux. Nous défendons l’idée que des choix courageux doivent être fait pour ne pas brader le service public face à l’appétit des marchés, et que le politique ne doit pas démissionner face à a finance {{{ Des élus combatifs et force de proposition}}} A la région, nos élus ont été mobilisés en permanence pour faire valoir les intérêts des classes populaires et des travailleurs du Nord Pas de Calais, avec un rôle critique et constructif, avec un travail de terrain, et des propositions que nous avons défendu dans l’institution : {{Face à la casse de l’emploi, notamment dans l’industrie, }} • nous avons multiplié les rencontres avec les syndicats et les salariés, afin d’agir et de mettre le poids de la région pour faire face à la multiplication des plans sociaux et à la précarisation des emplois. • Nous avons fait voter des crédits supplémentaires pour des plans d’urgence anti-crise, pour un service public de la formation professionnelle. • Nous avons contribué à mettre en place la commission de suivi des aides aux entreprises. • Nous continuons de réclamer que soit mise en place une agence de notation sociale des entreprises. {{Dans le domaine de la formation des jeunes}}, dans une région où chaque année ce sont 13 000 jeunes qui quittent le système scolaire sans aucun diplôme, et où le nombre de postes d’enseignants supprimés depuis 10 ans est loin d’avoir été rattrapé, nous avons défendu le droit à une scolarité de qualité pour tous les lycéens et les jeunes apprentis. • Nous avons systématiquement dénoncé le financement de l’enseignement privé au détriment du public. • Nous avons agi contre les suppressions de postes ou de réseaux d’éducation prioritaires. • Nous avons agi en faveur de la gratuité de la scolarité, en obtenant notamment l’augmentation de l’aide aux manuels scolaires pour les boursiers, ou encore le principe de ne pas augmenter les tarifs de cantine pour les familles au cours du mandat. • Nous avons dénoncé, en lien avec les mobilisations de nos camarades localement, l’abandon de la gratuité du transport des lycéens dans les agglomérations de Lille et de Douai. Nous avons combattu les orientations qui visent, dans le domaine des formations initiales des jeunes, mais aussi dans le domaine de l{{’enseignement supérieur}}, à privilégier les financements pour l’excellence au profit de quelques-uns, alors qu’on diminue les crédits nécessaires à un service de qualité pour tous. {{Face ceux qui préparent la mise en concurrence des transports ferroviaires}}, nous avons défendu le service public, le maintien des lignes et des moyens pour la modernisation du réseau TER. On peut agir aujourd’hui contre les autoroutes engorgées, contre la multiplication des camions sur les routes, contre les pics de pollution aux particules fines : le développement du service public ferroviaire, pour les voyageurs mais aussi pour le fret, fait partie de la solution. Ceux qui veulent saborder le chemin de fer vont à l’inverse de l’urgence sociale et environnementale de notre temps ! {{Face au gel des financements des politiques culturelle}}s, et aujourd’hui aux diminutions de financement à cause des moyens qui ont été retirés aux collectivités locales, nous avons chaque année proposé et obtenu un relèvement du budget régional pour le soutien à la création et aux structures culturelles, tout en gardant un regard critique sur les grandes politiques événementielles qui sont réalisée parfois au détriment de l’action de proximité {{Dans beaucoup d’autres domaines (sport, aménagement du territoire, santé ...}} nous avons contribué à améliorer les financements régionaux à certains dispositifs : soutien aux victimes de l’amiante, financement des centres de santé, augmentation des bourses pour les étudiants du secteur sanitaire et social, les financements pour la recherche, l’appui aux projets des petites communes… {{{Un relai pour le mouvement social et citoyen}}} Nous avons régulièrement, avec de nombreuses motions et vœux, exprimé la solidarité avec les luttes sociales, pour faire entendre dans l’hémicycle du conseil régional la voix des intermittents du spectacle, celles des cheminots, des salariés de l’industrie, des étudiants, des usagers des services publics, pour porter la solidarité avec les migrants ou encore pour que la région s’engage contre la signature du marché transatlantique. {{Des élus Front de Gauche à la Région, c’est une garantie de faire entendre la voix du progrès social et de l’Humain d’abord !}}

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La liste L'humain d'Abord ! est un rassemblement citoyen pour une gauche combattive et écologiste dans notre région. Elle s'inscrit dans le cadre du Front de Gauche.
Elle est soutenue par les partis politiques suivants :