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Air France : la justice sociale pour les salariés

24 heures de garde à vue, ça suffit, c’est 24 heures de trop ! Leur reconduction est inacceptable. L’interpellation de plusieurs salariés d’Air France, au petit matin et à l’aube, devant leur famille, relève davantage de la coercition que de la justice.

http://www.dailymotion.com/video/x2jo91c_dejuniac2_news

Les raisons de la colère

Alors que focus des caméras est fixé depuis plusieurs jours sur quelques chemises arrachées, les journaux télévisés parlent peu des violences subies par les salariés d’Air France. La vidéo ci-dessous revient sur la dernière provocation en date d’Alexandre de Juniac, PDG de la compagnie Aérienne.

http://www.dailymotion.com/video/x2jo91c_dejuniac2_news

Une autre provocation de ce patron sulfureux est livrée sous forme d’anecdote. "Comme le disait mon homologue de Qatar Airways, hier, à propos de la grève, ’Monsieur de Juniac, chez nous, ce ne serait pas possible, on les aurait tous envoyés en prison’."

Voila quelques unes des violences que les salariés d’Air France doivent encaisser au quotidien.

Vidéo complète ici

Certes, la violence, tant physique que verbale, ne devrait pas s’inviter dans le dialogue social. Encore faut-il que ce dialogue existe. Au contraire, dans le cas du conflit qui oppose la compagnie Air France à ses salariés, on assiste plutôt à un monologue patronal dicté par un libéralisme qui détruit, de la manière la plus décomplexée, notre économie et nos emplois.

Lorsque la direction d’Air France veut imposer un plan de licenciements pour 2900 salariés, on ne peut effectivement parler de dialogue. Il faut alors comprendre la colère et l’exaspération du personnel qui, en aucun cas, ne mérite d’être criminalisé et traité de « voyou » par le chef du gouvernement.

Lorsque le PDG du groupe Air France - KLM, Alexandre de Juniac ironise sur le Code du travail (voir vidéo ci-contre) et se félicite de l’interdiction de l’exercice du droit de grèves au Qatar, sous peine de prison, on peut s’attendre au pire. Ce n’est plus le Code du travail qu’il veut « nettoyer », c’est la démocratie !

Il aura été heureux d’apprendre que les salariés interpellés, ainsi que d’autres qui sont recherchés comme des criminels, seraient précisément passibles de peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement. Et M. de Juniac (645 000 euros de salaire annuel) les menace de mesures disciplinaires tandis que les médias dominants se déchaînent contre les représentants des salariés.

En s’exprimant et en agissant de la sorte, celui qui était il n’y a pas si longtemps directeur de cabinet de la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, ne fait que procéder à l’étouffement des droits des salariés en plaçant au plus haut les intérêts stratégiques et financiers de son entreprise. Il le fait avec la complicité du gouvernement qui le suit dans sa tentive de criminaliser celles et ceux qui défendent leurs droits et leur emploi.

Il est grand temps que prenne fin ce cynisme qui domine dans tous les grands secteurs de l’économie. Le travail, avec un vrai salaire et des conditions décentes, est un droit qui vaut bien plus qu’une chemise.

Nous demandons que soit mis fin aux poursuites des salariés d’Air France et qu’un vrai dialogue social soit instauré, avec une vraie justice sociale.

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